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Les Néonics, ces tueurs d’abeilles toujours autorisés à Madagascar

Les Néonics, ces tueurs d’abeilles toujours autorisés à Madagascar

Commentaire

La Grande Ile constitue l’exemple parfait de pays pauvre qui a d’autres urgences que de s’occuper du danger des produits « phytosanitaires » importés.
Les multinationales de la chimie savent bien qu’elles vont pouvoir y déverser leurs produits en toute impunité, surtout ceux qui sont interdits, notamment en Europe. Profit oblige…
Car, ici, ils sont en vente libre : leur importation est autorisée par les autorités.
Dans la liste des « pesticides autorisés à Madagascar », que nous avons pu nous procurer, figurent de nombreux produits dont l’usage est interdit ailleurs.
En dehors du glyphosate, de l’atrazine et du paraquat, dont nous avons déjà parlé dans nos colonnes, figurent plusieurs néonicotinoïdes, les fameux tueurs d’abeilles.
« Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques (qui attaquent le système nerveux central des insectes, provoquant la paralysie et la mort). Ils sont apparus dans les années 90 pour essayer de répondre aux problèmes de résistance aux pesticides chez les insectes qui ravagent les cultures.
Au nombre de sept (acétamipride, clothianidine, dinotéfurane, imidaclopride, nitenpyrame, thiaclopride, thiaméthoxame), ces molécules actives se trouvent dans les produits commercialisés notamment par Bayer et Syngenta, par exemple le Cruiser ou le Gaucho.
Les néonicotinoïdes représentent le type d’insecticide le plus utilisé en Europe sur les grandes cultures (maïs, colza, tournesol, mais aussi betteraves, pommes de terre, etc.).
Ces pesticides sont à large spectre – ils tuent l’ensemble des arthropodes sans distinction – et sont systémiques : ils sont transportés par la sève de la plante au fur et à mesure de sa croissance, jusque dans le pollen et le nectar.
 » (www.pollinis.org/les-neonicotinoides/).
Parmi ces néonics, figure l’imidaclopride, dont l’utilisation est autorisée à Madagascar et vient d’être interdite en Europe. C’est un des composants essentiels du célèbre Gaucho.
En 2001, son utilisation était recommandée par le Fofifa, TAFA et le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, organisme français)  : http://madadocv1.irenala.edu.mg/documents/9574_Traitement%20semences%20Dzido%202001.pdf
Ces 2 organismes, connus pour leur sérieux, balayaient d’un paragraphe son possible danger : « Si cette technique fait surtout appel à des produits chimiques, les doses employées, ramenées aux surfaces traitées, sont extrêmement faibles. De plus, les apports sont très localisés en raison du type de traitement. Au total, on peut dire que cette technique n’a qu’un très faible impact sur l’environnement. ». Les abeilles apprécieront !
http://madadoc.irenala.edu.mg/documents/12511_106_Projet.pdf#page=1&zoom=auto,0,-127
En 2011, Croplife Madagascar, le lobby des chimistes, lançait le projet « Paysans Spécialistes en Applications Phytosanitaires (PSAP) », intégré à un projet du CIRAD pour les cultivateurs de riz. En clair, il s’agissait de former des paysans-partenaires, chargés de traiter, entre autres, les semences avec du Gaucho. Quelle noble cause que de vouloir augmenter le production… et la dépendance aux produits chimiques « miracles ». Rappelons que Bayer, Basf, Corteva ou encore Syngenta sont membres de Croplife International.
En 2014, l’imidaclopride, ce tueur d’abeilles, figurait encore dans la liste des matières actives homologuées, comme le précise le Plan de Gestion des Parasites et des Pesticides, de la Banque Mondiale, et composant du Programme Pole intégré de Croissance PIC II. http://documents.worldbank.org/curated/en/977881468054634742/text/SR670AFR0SOP0P1139710Box385324B00PUBLIC0.txt
Ce rôle central de « spécialiste » du lobby des chimistes, on le retrouve dans de très nombreux exemples, encore récemment. Ce qui explique, sans doute, l’autorisation encore valide de véritables poisons de la population et de la nature à Madagascar.
En tant qu’étranger, je suis soumis à un devoir de réserve qui m’interdit de poursuivre plus loin ce travail facile à faire par tout journaliste digne de ce nom.
Madagascar, véritable paradis sur terre, riche de sa population et de sa nature, ne peut pas devenir la poubelle des agrochimistes en quête de marchés pour écouler leurs produits, interdits ailleurs.
Cet article est une alerte.

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Un commentairecommentaires

  1. Dangereux pour les abeilles , nous avons besoin des abeilles pour notre vie et notre avenir

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